Joanna Lorho

Comment ne pas faire un film

6 avril

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Je me dis, mince c’est trop bête, il faudrait un de ces 4 que je prépare un petit tuto, en plus j’ai rien à faire en ce moment...

Je ne voudrais vraiment pas passer pour quelqu’un qui se vante, mais je pense quand même qu’il faut malgré tout quelques prédispositions...
Maintenant ça fait quelques années que je m’entraîne, et foirer les deadlines de films, ça devient pas mal mon truc. Enfin dès fois j’échoue, je fini par terminer un film, et je reste là, incrédule à me demander ce que j’ai foutu pour en arriver là, mais heureusement, j’alterne toujours avec un ou deux projet personnel pour être sûre de bien garder la main.

Alors déjà, il faut commencer avec un agenda bien rempli.
Si vous avez plusieurs mois de disponibilités devant vous, surtout ne vous y mettez pas maintenant, vous risqueriez d’avancer.

Si vous trouvez qu’à certains moment vous avez le temps, par exemple, de lire un bouquin, d’aller au cinéma, ou de vous poser en terrasse avec quelques amis, ou pire, si vous envisagez de prendre des vacances, procurez vous un ou deux enfants. Là vous êtes sûrs de ne pas vous disperser après 16h30 et d’être occupés tous les weekend.
En cas de rush, les enfants se présentent souvent comme de fameux alliés avec en bonus une petite gastro ou mieux quelques varicelles.

Bon j’avoue, pour ça faut anticiper un peu, et puis vous pourriez encore trouver que vous vous en sortez trop bien avec des petits, voire pire que vous trouvez que, finalement, ça vous structure bien, ça vous oblige à vous lever tôt, que vous aimez bosser sous la contrainte tout ça, voire pire, que ça vous inspire...

Donc, sinon, l’autre option, c’est de multiplier les casquettes.
(L’option 1+2, c’est le combo évidemment ).
Cherchez bien, vous devez bien avoir quelques passions inassouvies, dites vous, c’est le moment c’est maintenant.
Si possible un truc chronophage, qui demande du boulot et de la rigueur. Moi je conseille toujours la musique, voire la musique classique, c’est super dur, et puis si tu vas sur internet pour écouter une version tu tombes assez vite sur des gamins de 5 ans qui jouent le même truc que toi, c’est toujours assez plaisant.
Et puis, quand ça demande un bon investissement financier, c’est pas mal aussi.

Bref, le truc le plus imparable reste de disperser son énergie, son attention. Si possible, concentrez les deadlines dans une même période de manière à devoir tout gérer en même temps. Passer d’une activité à l’autre est un bon moyen de faire des conneries et de se révéler tout à fait inefficace.

Soyez exigeants et scrupuleux, et ne choisissez que des tâches qui vous tiennent vraiment à coeur, ainsi vous vous assurez de ne rien faire par dessus la jambe et de vous mettre la pression à tous les niveaux.

Multipliez les premières expériences, comme ça, c’est seulement une fois que vous avez le nez dedans que vous pouvez vous dire "ah tiens, j’aurai aimé que ça se passe autrement". Et puis ça permets de sous-estimer des aspects du travail auquel vous n’aviez pas songé.
Être autodidacte ou manquer d’expérience/d’expertise globalement, c’est toujours un plus...
Si jamais par mégarde vous accumulez quand même un peu d’expérience, changez de technique, changez d’outil !

Ce qui est pas mal aussi, c’est de viser des pratiques où il n’y a pas trop de fric, ou de vous arranger pour produire des trucs un peu à la marge. Comme ça, en songeant au bien fondé de tout ça, vous pourrez vous dire "à quoi bon ?!".

Pour terminer, un dernier petit truc, si jamais on vous propose de l’aide, soyez malin, faites plutôt les choses tout seul ! Sinon vous risqueriez de gagner du temps, de bénéficier de bons conseils de vos collègues, ou pire, de travailler dans la bonne humeur. Ce serait dommage !

Bon voilà, je crois que j’ai fait le tour, sur ce, je vais tout faire pour pas retourner bosser !

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