Joanna Lorho

PAYNE@Théâtre de la Vie

20 juin

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Ce vendredi 23 juin à 20h, dernier concert de PAYNE avant l’été, en trio avec Corentin Dellicour et Isabelle Sainte-Rose !

INFO PRATIQUES : Théâtre de la Vie - Bruxelles

Comment j’ai détesté Saint-Säens.

8 juin

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J’avais lu assez attentivement la partition, mais c’était trompeur, à vrai dire, je ne vois pas encore à la lecture quand ça tombe dans les doigts, ou pas. J’ai vu qu’il n’y avait rien à la clé je me suis dit "facile". Enfin, à l’écoute je voyais bien qu’il y avait des crasses. Je me suis dit "ça va aller". Parce que je l’avais enfin cette place à l’académie, que cette année allait être dédiée à la musique, parce qu’il faut que je progresse, parce que la flûtiste a un super niveau, que je ne voulais pas qu’elle s’ennuie avec moi. Parce que j’aime bien les trucs speed.

Cette année, j’ai tout sous-estimé.
Entre décembre et mai, il y a eu comme une compression du temps, un véritable tunnel. La méga accélération.
Le matin - enfin les matins où j’arrivais à me poser au piano, évidemment trop rares - quand je déployais cette partition tellement longue que j’arrivais même pas à trouver un moyen de tout faire tenir sur le piano, quand je m’y mettais, mes mains tremblaient, je reprenais les choses lentement au métronome, je montais le tempo, je jurais, en rythme, j’y arrivais, j’y arrivais plus... Les semaines passaient parfois et quelques mesures à peine acquises...

Ce tempo, ce tempo en fait est infernal.
Plus les semaines passaient, plus j’oscillais entre plaisir, obstination, colère, découragement, stupeur...
J’ai senti mon cerveau endurci, incapable, j’ai senti que l’info ne pouvait plus rentrer, ne se fixait plus, ma tête était une glaise dense, plus rien ne respirait.
Mes mains raides et butées... les connes !
Je pensais au reste, aux autres partitions, Fauré, Schumann, au crowdfunding, au clip, au disque, au notaire, à mon ordi en panne, aux mails, à la radio, aux dossiers, à mes cours, au logopède que j’ai encore oublié putain, à l’heure qui tourne, et cette putain de phrase qui rentre pas !
J’ai détesté Saint-Saëns, mais qu’est-ce qu’il a contre les pianistes pour écrire des horreurs pareilles !
Et oui évidemment, quand ça allait parfois, ça faisait du bien. J’évaluais les passages en chantier... Je me disais, ça va aller...

C’était l’exemple flagrant pourtant.

Quel orgueil, vouloir réussir en y étant si peu.
Vouloir faire de la musique, de la musique pour soi, de la musique classique, être prof, mère, s’engager dans un crowdfunding, sortir un disque, annoncer un clip.
Ahah, et mourir de pas y arriver.
Voir les choses se faire, un peu à moitié, jamais assez, jamais assez posé, jamais entièrement.

Elle est bonne.
J’espère que j’ai appris quelque chose cet hiver.
Parce que j’ai senti un grand vide devant moi dans lequel j’aurai pu absolument tout jeter. Un tableau chaotique dans lequel à peu près plus rien ne faisait sens.
Je gribouillais mon agenda en comptant à quels endroits je pouvais encore caler une "demie" journée de travail, là un dimanche matin, et le soir aussi, en semaine, voilà, là, on devrait y arriver.

Là où les deadlines n’étaient pas négociables, j’y suis allée.

On s’en est bien sorti avec Payne, on a fait des concerts tout à fait honorables.
J’ai passé des entretiens que j’ai remporté.
J’ai à peu près honoré mon crowdfunding( j’ai encore quelques colis qui attendent...)

J’ai replié les 21 pages de la Tarentelle, et on verra, dans une autre vie peut-être. J’ai dit non pour le Fauré, que j’adore pourtant, et je n’ai gardé "que" un petit Schuman, et un petit Tchaïkovsky.

J’ai découvert que dessiner me manquait méchamment, ça ne m’empêche pas de repousser après la rentrée toute velléité qui se situerait du côté de la bande dessinée.

Et le clip, il viendra, j’annonce même pas de deadline. Et tanpis si ça ne colle pas avec les plans promo, c’est comme ça. J’aurai adoré tout balancer dans un timing parfait.
Être jeune, génial et ordonné.
Ahah, bon voilà, c’est trop tard hein. En attendant, j’y retourne.
Le clip il arrive. J’y bosse.

P A Y N E "Someone is missing"

5 mai

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À partir d’aujourd’hui "Someone is missing" est disponible en France et en numérique !
Matamore/ Microcultures/ Differ-Ant/ La centrifugeuse

Les images sont de Camille Cooken

Vous pouvez trouver le disque à nos concerts, là notamment :

Plusieurs titres sont en écoute sur notre soundcloud :

On est , et puis aussi.

On en parle,ici par exemple !

Comment ne pas faire un film

6 avril

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Je me dis, mince c’est trop bête, il faudrait un de ces 4 que je prépare un petit tuto, en plus j’ai rien à faire en ce moment...

Je ne voudrais vraiment pas passer pour quelqu’un qui se vante, mais je pense quand même qu’il faut malgré tout quelques prédispositions...
Maintenant ça fait quelques années que je m’entraîne, et foirer les deadlines de films, ça devient pas mal mon truc. Enfin dès fois j’échoue, je fini par terminer un film, et je reste là, incrédule à me demander ce que j’ai foutu pour en arriver là, mais heureusement, j’alterne toujours avec un ou deux projet personnel pour être sûre de bien garder la main.

Alors déjà, il faut commencer avec un agenda bien rempli.
Si vous avez plusieurs mois de disponibilités devant vous, surtout ne vous y mettez pas maintenant, vous risqueriez d’avancer.

Si vous trouvez qu’à certains moment vous avez le temps, par exemple, de lire un bouquin, d’aller au cinéma, ou de vous poser en terrasse avec quelques amis, ou pire, si vous envisagez de prendre des vacances, procurez vous un ou deux enfants. Là vous êtes sûrs de ne pas vous disperser après 16h30 et d’être occupés tous les weekend.
En cas de rush, les enfants se présentent souvent comme de fameux alliés avec en bonus une petite gastro ou mieux quelques varicelles.

Bon j’avoue, pour ça faut anticiper un peu, et puis vous pourriez encore trouver que vous vous en sortez trop bien avec des petits, voire pire que vous trouvez que, finalement, ça vous structure bien, ça vous oblige à vous lever tôt, que vous aimez bosser sous la contrainte tout ça, voire pire, que ça vous inspire...

Donc, sinon, l’autre option, c’est de multiplier les casquettes.
(L’option 1+2, c’est le combo évidemment ).
Cherchez bien, vous devez bien avoir quelques passions inassouvies, dites vous, c’est le moment c’est maintenant.
Si possible un truc chronophage, qui demande du boulot et de la rigueur. Moi je conseille toujours la musique, voire la musique classique, c’est super dur, et puis si tu vas sur internet pour écouter une version tu tombes assez vite sur des gamins de 5 ans qui jouent le même truc que toi, c’est toujours assez plaisant.
Et puis, quand ça demande un bon investissement financier, c’est pas mal aussi.

Bref, le truc le plus imparable reste de disperser son énergie, son attention. Si possible, concentrez les deadlines dans une même période de manière à devoir tout gérer en même temps. Passer d’une activité à l’autre est un bon moyen de faire des conneries et de se révéler tout à fait inefficace.

Soyez exigeants et scrupuleux, et ne choisissez que des tâches qui vous tiennent vraiment à coeur, ainsi vous vous assurez de ne rien faire par dessus la jambe et de vous mettre la pression à tous les niveaux.

Multipliez les premières expériences, comme ça, c’est seulement une fois que vous avez le nez dedans que vous pouvez vous dire "ah tiens, j’aurai aimé que ça se passe autrement". Et puis ça permets de sous-estimer des aspects du travail auquel vous n’aviez pas songé.
Être autodidacte ou manquer d’expérience/d’expertise globalement, c’est toujours un plus...
Si jamais par mégarde vous accumulez quand même un peu d’expérience, changez de technique, changez d’outil !

Ce qui est pas mal aussi, c’est de viser des pratiques où il n’y a pas trop de fric, ou de vous arranger pour produire des trucs un peu à la marge. Comme ça, en songeant au bien fondé de tout ça, vous pourrez vous dire "à quoi bon ?!".

Pour terminer, un dernier petit truc, si jamais on vous propose de l’aide, soyez malin, faites plutôt les choses tout seul ! Sinon vous risqueriez de gagner du temps, de bénéficier de bons conseils de vos collègues, ou pire, de travailler dans la bonne humeur. Ce serait dommage !

Bon voilà, je crois que j’ai fait le tour, sur ce, je vais tout faire pour pas retourner bosser !

PAYNE - release

22 mars

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On y est presque !
Il sera possible de l’acheter via le site du label : matamore.net.
Il sera diffusé via Differ-ant en France, et sera disponibles à nos concerts !

En parlant de concerts, on joue à la maison des musiques en ouverture de Sean O’Hagan jeudi 23 mars, on jouera aussi aux Nuits Botanique le 12 mai en ouverture de Valgeir Sigurðsson !

On fêtera la sortie du disque le 20 avril à la Cellule 133a à Bruxelles, plus d’infosici.

En attendant, vous pouvez écouter un premier titre

Et lire quelques extraits de critiques qui nous font chaud au coeur.

“En lévitation par-dessus un piano, son chant éthéré répare les sentiments abîmés et dépanne les amours accidentés 24h/24. Someone is missing parle d’absence en fantasmant le baiser parfait, l’amour éternel.” Nicolas Alsteen - LARSEN

“Fébrile puis a rmé, ce premier e ort de Payne marque une étape indispensable et incomparable dans la musique la plus viscérale et émouvante, là où la voix de Joanna nous éclaire et nous aide à retrouver notre chemin dans la grisaille et les bruits lointains de la ville.” Raphaël Duprez - IndieMusic

DEMO

15 mars

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Ca fait 3 semaines que je dois replonger dans les archives de "Kijé" pour dénicher une série de documents divers. Il s’avère que quelqu’un, quelque part, se sert de "Kijé" pour travailler sur une thèse... ou un article...( j’ai pas encore tout saisi ) sur le cinéma autonome.
Du coup je retombe sur ça.... Un gif de démo sur la construction d’une scène du film...

D’ailleurs j’en profite pour glisser que "Kijé" sera diffusé le 11 avril à la Cinematek lors d’une programmation concoctée par le P’tit ciné !
Plus d’infos ici : 40 ans de cinéma d’atelier

GRIS JAUNE

1er février

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Il regardait mes peintures en silence, je voyais bien qu’il cherchait ses mots. Et puis il a pris du recul, toujours avec mes acryliques à la main, et c’est moi qu’il a regardé des pieds à la tête.
Derrière sa moustache à la nicotine il a fini par dire " Oui bah je comprend. La couleur c’est pas ton truc. Regarde comment t’es habillée. "