Pourquoi tu laisses pas comme ça tiens ?
Hein, je me dis, note, si un jour tu veux faire un truc un peu rapide (ahahahahah).
Je veux dire si un jour tu remets tes doigts dans un film d’animation ( ahahahah).
Au passage on peut observer le personnage : aussi souple qu’un playmobil...
Première partie du gif, c’était avant, quand je faisais tout à la main, et que ça prenait un temps de fou, que ça puait le white spirit dans tout l’atelier et que je finissais une séance avec une marre d’encre autour du multiplan ( je suis un peu nostalgique quand même ).
Deuxième partie, on fait quelques petites matières et on arrête de détruire tout les dessins tout ça...c’est plus propre, j’ai un peu de mal avec ça...
En même temps, j’ai toujours du mal avec ce qui est tout frais.
De toutes façons, 1. finir le film et 2. en bonne santé n’étaient pas des objectifs compatibles avec la première méthode.
C’est bizarre d’interrompre une animation au milieu d’une action. Je sais.
ARRRRrrrhhh !
Je ne sais pas si je crie de douleur, de joie ou de rage, d’ailleurs je ne crie pas pour de vrai, je crie juste de l’intérieur...
Bref, 266 images, 4 jours, 28 calques et...844 dessins plus tard, il s’est enfin évanouit ! ARHHhhhh !
Quel épisode...Bon c’est loin d’être terminé cette histoire.
J’ai jamais vu quelqu’un s’évanouir avec autant de peine, mais ça y est.
Enfin j’espère parce que bon, je ne suis pas sûre d’avoir pondu une animation qui fonctionne, j’ai un peu modifié certaines choses en route, c’est inévitable sinon je serai morte d’ennui.
Ah oui, et après, il faudra les filmer biensûr...mais demain.
Something you won’t remember est une petite chose imprimée en noir et blanc, 20 pages, avec des dessins relatifs à mon projet de film
( "Kijé" pour ceux qui ne suivraient pas ).
Je vais m’arranger pour en avoir quelqu’un dans les poches, et pour les gens qui comptent aller perdre quelques heures à Angoulême il sera quelque part sur le stand de l’employé du Moi.
Ok. J’y suis presque.
Difficile de ne pas faire tout le temps la même chose.
La loi de l’emmerdement veut qu’en plus, ceux du premier plan soient toujours un peu pourris et ceux qu’on aperçoit à peine ont plus de gueule et sont mieux animés.
Honnêtement, je me rend compte que celui à droite il est super pourri.
(Demain, il y repasse, c’est pas possible ).
Finalement, Murphy n’y est pas pour grand chose...c’est que, quand je commence, j’ai pas la main, mais je dois poser les actions principales.
Quand je complète je suis plus en forme...forcément
Comment donner l’illusion d’une foule chaotique, envahissante,sans animer une série de personnages qui, finalement, ne seront repérés par personne ?
Je ne sais pas.
Donc en attendant je fais comme je le sens.
Ca fait longtemps que je regarde comment font les autres
( Paprika Satoshi Kon )
D’ailleurs, voir cette scène sur grand écran pour la première fois m’a définitivement convaincue : si je fais une parade, je la fais à fond.
( du moins j’essaie )
Sans me décourager je vais attendre que ça revienne.
Le mot idéal serait perplexe.
Ou confuse ?
Mais pas très enthousiaste pour le moment.
C’est l’hiver aussi.
Cette année, je vais savoir ce que ça fait d’arriver au bout de quelque chose. Et dans plusieurs domaine normalement.
Pour l’instant, plus je sens que je me rapproche de mes objectifs, plus je perds confiance.
Il va falloir juste cravacher, et surtout, c’est ça qui me fait le plus peur, trouver des solutions. Avoir des idées.
Et, sincèrement, je me demande.
J’imagine que c’est normal, donc je vais juste garder ça à l’esprit : en attendant, bosse.