Joanna Lorho

APOLLO

Octobre 2014

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Voilà ce qui se passe quand on anime en écoutant un documentaire sur Apollo 13...
Petit extrait d’un clip en cours de réalisation où j’assiste l’illustratrice suisso-bruxelloise Fanny Dreyer !
( patience, ce n’est pas un gif super light.... )

Septembre englouti

Septembre 2014

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J’ai tellement déserté ce site que je ne sais même plus comment m’y prendre pour écrire quelque chose, ... qu’est-ce que je raconte d’habitude.... ?
AH OUIII ! Je parle de Kijé ! Bah c’est pour ça, c’est parce qu’il n’y a plus rien à dire ! C’est FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !
La première est prévue le 19 octobre au Cinéma Nova, avec d’autres films que j’ai choisi.
Suivra un concert de Forest Bath, je donnerai plus de détails sur cette "JOANNIGHT" qui va me stresser le citron, en attendant, il y a déjà des choses à voir dans le bar du Nova, j’ai mis quelques GIFS en boucle, sur plein de télé. C’est à l’occasion d’une exposition autour de la microboutiek ! Voilà !
Sinon, Forest Bath s’est pris les pieds dans un concours, et passe en demi finale, on verra où ça s’arrête mais ce sera de toutes façons assez instructif pour la débutante que je fais. Au passage j’ai retrouvé mes compagnon d’il y a deux ans, alors pour les prochaines dates ce sera un peu la fête. À suivre...
Pour le reste, parce que ça ne suffit pas à remplir un mois septembre ça, eh bien, je reviendrai plus tard.
Des photos de l’expo de la microboutiek au Nova.
( Merci Emilie P. pour les photos ! )

Oranje orange orange

Juillet 2014

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Le truc c’est que pourtant en commençant à travailler j’avais pris des couleurs comme du jaune, du orange, du rouge écarlate, des bleus foufous tout ça.
J’avais prévu des crayons de couleurs, mais donc en couleurs hein, pas des faux gris comme dans "ECHOS", et des gouaches trop belles avec marqué le nom des couleurs dans toutes les langues.
Je ne comprends pas ce qui s’est passé.

La touche

Juin 2014

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C’était un vieux piano, l’ivoire était sale, mais surtout, les touches étaient toutes de largeurs différentes, et plus on allait dans les basses, plus elles étaient fines, des lamelles de pomme, un feuilleté de piano, il aurait fallu des doigts minuscules pour jouer.
C’est la catastrophe, je joue n’importe quoi.
Bref.
Mon piano lui va plutôt bien, je l’ai fait réaccorder récemment et c’était dans l’espoir de pouvoir enregistrer un truc un peu propre pour Forest Bath.
Je met un premier morceau, le reste va suivre.

Ce vieux pote.

Juin 2014

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J’ai arrêté les études sans fanfare.
En une semaine c’était bouclé, j’avais pris mes profs en tête à tête pour leur dire pourquoi je partais et ils ne m’ont pas tellement retenue, je l’ai annoncé au téléphone à mes parents plutôt réticents, mais conscients que ça n’était pas un conseil que je leur demandais. Déjà je les tenais au courant !
J’ai pris plus d’heures au café, j’ai déménagé et j’ai acheté un gsm.
C’était en mars 2006. Un an et trois mois avant le diplôme.
Et la journée, je me suis mise tant bien que mal à avancer sur Kijé, avec une collaboratrice à l’époque, Juliette.
Au passage ça ressemblait à ça :

À l’époque je l’ai vécu comme si je me délestais de quelque chose, si c’était Kijé le projet qui me bottait, je n’avais pas besoin de venir à l’école pour bosser sur des exercices qui m’emmerdaient pas mal et, quitte à devoir bosser derrière un bar de toutes façons, autant gérer mon temps libre comme je l’entendais.
Vu d’ici je me dis que ça aurait été super chouette d’avoir le temps d’être étudiant.
Bref.
Et puis petit à petit les choses se sont tissées, j’ai réduit mes heures au café contre des petites expériences en animation, je continuais de bosser la journée sur Kijé et le soir dans un bar, j’ai accepté une série de jobs, parfois c’était chouette, d’autres fois c’était horrible. Ces boulots qui n’avaient rien à voir avec ma pratique avaient au moins l’avantage de procurer un sentiment de satisfaction qui était "aujourd’hui, j’ai accompli quelque chose". Je me sentais plus compétente à encadrer des vieilles planches de bd où à repeindre des murs, qu’à tenter de faire avancer mon film. J’ai fait cohabiter dans la même journée des cours de piano, des heures de gravure, des heures au resto et des heures d’atelier, et dans ces heures d’atelier, j’ai mélangé Kijé, des projets de bd et des projets d’édition alternative...J’ai même commencé à enseigner.
Cumuler et travailler dans le chaos, c’est épuisant mais ça fait passer le temps et ça évite de se poser trop de questions.
Mais 8 ans...C’est long quand même...
Ces derniers mois, le filet s’est réduit, l’emploi du temps s’est éclairci, Kijé a fait le vide autour de lui car il se termine.
Pour la première fois il m’a captée toute entière. Et maintenant il laisse un trou béant.
J’ai l’impression de ressentir aujourd’hui ce que j’aurai pu ressentir si j’étais sortie diplômée de quelque part...Avec les rides en plus.
Et je n’ai pas l’impression de mieux me connaître, je ne sais toujours pas où sont mes forces.
Et cette question assez désagréable qui est "Et maintenant...quoi ?"
Ca pourrait être excitant, mais ça n’est pas dans mon tempérament. L’envie de faire des choses cohabite toujours avec un vieux doute.
Ce vieux pote.
Je sais ce que je voudrais. Retourner 8 ans en arrière. Le temps que m’a pris Kijé me laisse avec le sentiment d’avoir été flouée.
Tout ça pour ça ?

Après un pavé sans images.

Juin 2014

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Le problème des autodidactes.

Juin 2014

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Ces derniers temps, je n’ai même pas réussi à formuler ma colère.
Et ça, ça n’est pas bon signe.
Quand j’ai bien les boules, je lâche une phrase ou deux sur les réseaux sociaux, et après ça va mieux.
Mais là, j’ai vraiment senti la colère me bouffer les tripes. Et franchement je m’en serai bien passée.
Soit.
C’est passé, plus ou moins, et j’ai bon espoir qu’avec la fin de Kijé cette rage s’en aille. Ou s’apaise.
Ca peut paraître illusoire mais je sais encore à quoi ce projet reste relié et je souhaite plus que tout qu’avec la fin du projet, une partie de mon passé se détache et fasse sa vie. Comme le film.
10 ans.
Cela dit, je dois admettre qu’il y a une certaine manière de fonctionner chez moi par rapport à la création qui m’épuise. Je me trouve tellement nulle, chaque fois, et ça me met dans un tel état que je me dis que ça va finir par me filer le cancer.
Mais surtout, c’est tellement éprouvant que je me dis "Ok, plus jamais, je ne fais plus jamais AUCUN projet de ma vie."
Et je me demande sincèrement dans quelle mesure je ne dois pas considérer ça avec sérieux. Mais une fois cette grosse crise passée, ça va. Finalement j’arrive à produire quelque chose, j’y trouve du plaisir, en tout cas, j’atteins un état consciencieux assez agréable, et bon, pour le résultat... je fais avec.
Mais je suis toujours très perplexe quand je vois cette crise revenir et m’emporter.
Systématiquement.
Evidemment j’ai un bon gros complexe de l’artiste qui n’a jamais produit un truc vraiment abouti, et qui n’est pas vraiment calé quelque part.
Les concerts de musique classiques m’émeuvent pour ça précisément, j’admire et j’envie à mourir ces musiciens qui dominent leur pratique.
Bref, ça n’est pas dans mes cordes.
Ahah.
SOIT.
Donc, après une interminable phase de bouclage des images de Kijé, est venu le temps de penser à finaliser la musique et le son...
Un aspect que je repoussais et qui se tassait comme une chaussette perdue derrière un tiroir.
Un coup à même pas réussir à se réjouir d’en avoir fini avec les images ! Fini l’animation tout ça, after effect, tvpaint, tout ça terminé ! Un truc de fou !
Mais non.
Un phénomène qui s’est répété plusieurs fois durant la réalisation de ce film : les aspects pour lesquels je ne savais pas trop comment j’allais m’en tirer, je les mettais de coté. Et forcément au moment de remettre les mains dedans je me dis "ca y est, là c’est l’étape qui va tout faire foirer, je croyais que j’allais y arriver, mais non, ça je sais vraiment pas putain."
Alors, ça n’est pas comme si j’étais toute seule pour faire ça, il y a des cerveaux adaptés à la situation qui vont aussi prendre le truc en main. Seulement, Kijé, avec son côté atypique, disons carrément inadapté, est difficile à communiquer.
Ce n’est pas comme si on devait faire une chouette musique et un bruitage classique. Si j’avais mieux lu Michel Chion alors je me la péterai avec des "diégétique ou extradiégétique"...mais finalement ça ne ferait pas avancer la situation non plus.
Bref.
Ici justement, il n’y a pas de son réel, non on ne va pas bruiter des bruits de pas ou de porte qui se ferme. Et après ça se complique. Quel son fait ma ville ? Et le cortège par quoi il se fait entendre ? Comment j’indique leur présence ?
( Et c’est le moment où je retourne voir une de mes scènes favorites : "Paprika - Show time ! " Satoshi Kon ou encore celle-ci )
).
Résultat, un tas de choses dont il faut inventer la présence sonore car elle est nécessaire à la compréhension du film.
Je pense, mais ça reste à débattre, que je vais traiter un maximum de "présence" à travers la musique.
En tout cas c’est ce que j’ai tenté de faire ces derniers jours. Avec les moyens du bord... à coup de "pour dire ça ce serait une voix d’homme - mais je le fais avec ma voix de femme un peu pitchée -, et ça on imagine que c’est une flûte - huhu, avec "son flûte"- Ici on imagine qu’on mettra de la distance entre tel son et tel son et un effet de reverbération comme si le son montait d’une rue profonde...".
Maintenant, il faut que je rende communicable tout ce que j’ai tenté de faire ces derniers jours et ensuite on croise les doigts pour qu’à trois cerveaux on arrive à donner de la gueule à ce film.
Amen.
Ci-joint un bout de la maquette en plastique. Met ton casque si tu veux du détail.

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